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Louis Napoléon Defer, dit Charlus
Louis Napoléon Defer, dit Charlus

Charlus

Charlus
Charlus

Charlus, Louis Napoléon Defer de son vrai nom, est né le 6 septembre 1860 à Aumale en Seine Maritime et est décédé le 21 février 1951 à Verberie à l’âge de 90 ans chez une de ses petites nièces. (Ses cendres reposent dans le cimetière de Verberie.).  

Son père est plombier. Il perd sa mère alors qu’il est tout jeune et c’est sa soeur qui l’élève.  Il quitte l’école à 15 ans et devient aide de l’employé municipal chargé de l’entretien des routes (‘agent-voyer’).

 A 17 ans il monte à Paris et occupe toutes sortes de petits métiers comme vendeur dans des magasins de mode et de tissus. Il a la volonté de devenir chanteur.

Entre 1872 et 1885, il effectue son service militaire près de Nancy, chez les Chasseurs à pied.

Charlus En 1886, à son retour à Paris,  il débute au café-concert l’Epoque pour lequel il avait passé une audition. Malgré des débuts difficiles dus notamment à une très grande timidité, il persévère interprétant le répertoire de Paulus, alors au sommet de sa gloire et obtient un certain succès car il lui ressemble un peu physiquement et il possède une tessiture assez proche de la sienne.

Il s’insipre alors du nom de Paulus et un jour de Saint-Charles, il prend le nom de Charlus.

En 1889, il se produit au Concert Parisien aux côtés d’Yvette Guilbert. C’est elle, qui en 1888, le conseille et il se crée un personnage bien à lui.  Il adopte des habits ‘romantiques’ de style 1830  et se lance dans la création de chansons dans le style ‘diseur’. Il connaît alors une vie d’artiste fort honorable, et chante dans les grandes salles parisiennes :

  • 1895 : l’Alcazar d’Hiver, chez Duclerc (ex-Décadents)
  • 1897 : Casino Saint-Martin
  • 1898 :  Temple de la bonne humeur (salle du Divan japonais)  il est alors qualifié d' »excentrique »
  • 1900-1914 : l’Empire  (ex-Étoile-Palace)
  • 1907 : Casino Saint-Martin
  • 1912 : Bobino
  • 1913 : Casino Montparnasse

 Quelques-uns de ses succès :

Charlus Charlus possède un style bien particulier caractérisé par sa joie de vivre, sa diction impeccable et son art de la dérision. Le comique, le grivois, le scabreux, rien ne lui fait peur.  

Charlus commence à enregistrer chez Pathé en 1898. Selon ses dires, il  aurait enregistré pas moins de 80 000 chansons pendant sa carrière ce qui lui valu le surnom de « forçat du gramophone » ou de « roi du phono ». Il faut savoir que la duplication n’existait pas et qu’il devait donc chanter du matin au soir pour graver les précieux cylindres.

Charlus896 titres sont à ce jour recensés jusqu’en 1929, parmi lesquels : « Tout petit » (Henri Christiné), « Le chat noir » (Aristide Bruant), « Elle est de Cuba » (Vincent Scotto), « Le flegme » (Lucien Del/Harry Fragson), « Vierges ! » (Yvette Guilbert/Dalleroy), « La leçon d’épinette » (Maria Krysinska/M. Lys), « La paimpolaise » (Théodore Botrel), « La boiteuse » (Lucien Delormel-Léon Garnier/Léopold Gangloff), « Dans mon aéroplane » (Henri Christiné-Eugène Christien/Harry Fragson), « En revenant de la revue » (Lucien Delormel-Léon Garnier/Louis-César Desormes), « Viens Poupoule » (Adolph Spahn-Henri Christiné-Alexandre Trébitsch/Adolph Spahn-Henri Christiné). 

Il a également enregistré chez Zonophone, Odéon, Edison et d’autres petites marques moins connues notamment en 1904, 1906 et 1908.

Charlus Il sera rappelé pour enregistrer ses derniers disques en 1929, profitant de l’enregistrement électrique.

Il se retire à Verberie en 1930, avec  44 ans de chansons à son actif. Il y rédigera succinctement des mémoires publiées dans les années 1950. Il y décédera  le 21 février 1951, à l’âge de 90 ans.

 

Sources :

Du temps des cerises au feuilles mortes.
De la belle époque aux années folles.
Wikipedia

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